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• 23 avril 2006
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Deux textes retiennent mon attention depuis plusieurs jours. Tout d’abord celui de Gilles : « Existe-t-il une solution? « .

…mais où l’enseignante n’avait aucun temps de préparation, d’organisation pédagogique, de réflexion qui, à mon avis, devrait normalement accompagner la réalisation d’un tel projet. Je le répète, l’enseignante, très professionnelle, a tout fait sur son temps personnel, hors les heures de travail.

Le problème, c’est que cela fait plus de 20 ans qu’on affiche des beaux projets menés à bout de souffle par des pédagogues et que les administrateurs n’ont pas encore compris cette nécessité de donner du temps aux enseignants. C’est un peu comme s’ils se fiaient sur le bénévolat des enseignants.

Le second texte, celui de Pierre : « Comment se porte notre profession? « 

… Si un prof attend que son employeur lui paie des journées de suppléances, lui donne une augmentation de salaire, ou tout autre privilège par ce qu’il va se former « sérieusement », il va attendre longtemps.

Au texte de Gilles j’ai le goût de dire, que certaines administrations n’y croient tout simplement pas, on nous achète de beaux joujoux afin de jouer en classe, de quoi faut-il se plaindre? Les ordinateurs sont là, parce qu’il y a des ordinateurs partout, donc pour cette mauvaise raison, il en FAUT absolument à l’école. Donner du temps préparation parce que l’enseignant veut « jouer » avec un ordinateur en classe, c’est du caprice, les autres enseignants eux, on ne leur en donne pas.

Au texte de Pierre j’ai le goût de dire, c’est vrai, certains ont abandonné (sans avoir démissionné), je suis heureux dans mon métier parce que je suis passionné. J’apprends tous les jours et je désire encore apprendre.

Ces deux textes m’interpellent, parce que je suis à la fois en accord et en désaccord avec ceux-ci. Je crois que mon pire ennemi est le temps. J’en manque royalement, je dois faire des choix. C’est bien beau vouloir, mais j’aimerai bien qu’on me donne du temps pour vouloir. Il doit exister une espèce d’équilibre entre ces deux situations, une espèce de milieu.

Apprendre seul un logiciel, ça peut être long, mais bougrement efficace. Une formation c’est plus court, mais souvent (mais heureusement pas toujours), on y perd son temps en attendant les utilisateurs moins avancés.

  • Qu’on n’arrête donc de penser que puisque les élèves ont des ordinateurs à la maison, ils savent.
  • Qu’on arrête donc de comparer les enseignants utilisateurs de TIC avec les autres.
  • Que l’on arrête donc de ressentir de la culpabilité lorsque l’on désire demander du temps.

Je suis à la recherche de cet équilibre.

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4 réponses

  1. Allo Éric, je dois avouer que l’argument temps a de plus en plus de la difficulté ? venir me chercher. Le temps est une ressources (pas une contrainte), on doit apprendre ? l’exploiter peut être, mais c’est possible. Je suis certain que tu y arriveras. Mais pour ça il est certain qu’on doive couper dans certains actions (comme par exemple corriger des dizaines de copies d’exercices qui de toute façon sont comprises par une bonne partie des nos élèves) pour la remplacer par d’autres.

    Bénévolat? J’aime ton titre provocateur ;o) Je me pose une question (sans avoir la réponse): est-ce qu’un professionnel (autre que les enseignants) voit sa formation continue comme du bénévolat? Je comprends par contre qu’avec les dernières actions du gouvernement ? notre égard on soit plus frileux.

    Bye.

  2. Je n’ai également pas de réponse, mais il faudrait se demander quand les professionnels (et j’exclus les travailleurs autonomes) font de la formation continue.

  3. J’interprète ta question: tu crois que les professionnels (avocat, notaire, médecin, ingénieur, chimiste…) ne se forment pas en cours d’année?

    Je n’ai pas la chance d’avoir des dizaines de professionnels dans mes amis, mais ceux que j’ai lisent énormément, participent ? plusieurs jours de formations (avec évaluation) par année, sont en démarche de recherche et développement (sur de nouvelles techniques, technologies, stratégies…) continuellement, sont «évalués» par leur ordre… J’en ai même un qui s’est formé un petit groupe de discusison/entraide afin de se tenir au courant des dernières tendances.

    Moi aussi j’ai une petite colle ;o) pour toi: après un bacc. en enseignement, est-on compétent pour enseigner?

  4. Je m’étais peut-être mal exprimé, je sais que ces professionnelles ne forment en cours d’année. J’essayais de faire la distinction entre professionnels travailleurs autonome et les autres professionnels.

    Pour la cole, je vais répondre :Cela dépend, certains le sont avant le bacc, d’autres ne le sont pas après 🙂