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• 26 octobre 2008
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Il y a trois ans, mon école passait sous une solution libre. L’an dernier, probablement à cause de la fusion de l’école, par souci d’uniformité et surtout par manque de temps, nous revenions à Windows.

J’ai donc vécu, dans un très court laps de temps, le début, le milieu et la fin d’une propagation Linux.

Ce fut une période très stimulante, mais aussi frustrante. Bien que nous soyons de retour sous Windows (tous? Non, il y a un ordinateur sous Linux dans l’école….devinez lequel?) je crois qu’à brève échéance, nos écoles n’auront pas le choix de revenir sous une solution libre, afin de libérer ces sommes d’argent astronomiques et quelles puissent servir à la seul chose quel devrait desservir : la pédagogie.

J’entreprends donc une minisérie de billets sur ce que j’éviterai de (ou que je devrai) faire, si on me demandai de propager une solution libre dans l’école.

  1. Avoir à l’idée que bien que nous ayons un plein contrôle sur la technologie que nous déployons, nous devons avoir une très forte influence sur celle que nous ne contrôlons pas.

En effet, un des écueils de ce type que nous avons eu la dernières fois n’a pas été au niveau de Linux lui même, mais au niveau d’OpenOffice. Oui il y avait OpenOffice à l’école, mais à la maison il ne l’avait pas.

Avec OOo on parle de compatibilité de 99%. On en a cassé du sucre sur le 1%. Il est certain que la mise en page d’un document texte, ou la présentation des diapositives d’une présentation peuvent être dérangées, si nous n’utilisons pas les mêmes outils à l’école et à la maison (et comme la norme est d’être à la dernière minute…).

Il ne faut pas se contenter de mentionner que c’est téléchargeable quelque part dans internet. Pour la prochaine fois, il faudra remettre, à tous les élèves, un cd avec la même OpenOoofice (même version que celle déployée à la maison) accompagné d’instructions d’installation claires.

Il faut influencer, à notre avantage, la technologie que nous ne contrôlons pas.

Éric Noël

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3 réponses

  1. Oh que je sens que cette série va me plaire. Celà dit, j’en conviens, il est temps que l’on cesse dans nos écoles de mettre autant d’argent en licences…c’est pathétiques! Autrement, comme je le constate au primaire, la crainte des professeurs auxquels je suis rattaché tourne autour de l’accompagnement en classe pour l’implantation du projet. De notre côté, nous somme que mon épouse et moi comme parents bénévoles, mais tôt ou tard, les parents devront se questionner sur le rôle qu’il désire jouer comme acteur actif bien au-delà des murs de la maison de l’élève et voir du côté de l’école, surtout quand la main est tendue de la part de l’institution!

  2. Belle idée, cette série de billets sur les solutions libres à l’école!

    Même plus qu’un simple disque, il serait intéressant de remettre à tous les élèves une clé USB contenant les logiciels utilisés à l’école sous forme d’applications portables (http://www.portableapps.com).

  3. 3
    Éric Noël 

    @Martin, il est effectivement primordiale que l’institution tende la main dans ce genre de situation.

    @Mathieu Un autre solution qui aurait été super (mais la tehnologie n’est pas encore assez au point à mon avis) serait d’installer Ubuntu sur une clé USB (de 8Go ou de 16 Go) en mode persistant. pour chaque élève. De cette façcon l’élève aurait toujours son systeme d’exploitation avec lui. Mais ça pourrait devenir le cauchemar des tehniciens.

    Pour tester ubuntu sur une clé usb en mode persistant:
    http://www.pendrivelinux.com/2008/05/08/usb-ubuntu-804-persistent-install-via-the-live-cd/