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• 10 mars 2009
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Il y a trois ans, mon école passait sous une solution libre. L’an dernier, probablement à cause de la fusion de l’école, par souci d’uniformité et surtout par manque de temps, nous revenions à Windows.

J’ai donc vécu, dans un très court laps de temps, le début, le milieu et la fin d’une propagation Linux.

Ce fut une période très stimulante, mais aussi frustrante. Bien que nous soyons de retour sous Windows (tous? Non, il y a un ordinateur sous Linux dans l’école….devinez lequel?) je crois qu’à brève échéance, nos écoles n’auront pas le choix de revenir sous une solution libre, afin de libérer ces sommes d’argent astronomiques et quelles puissent servir à la seul chose quel devrait desservir : la pédagogie.

J’entreprends donc une minisérie (ici et là) de billets sur ce que j’éviterai de (ou que je devrai) faire, si on me demandai de propager une solution libre dans l’école.

3. L’implantation d’une solution libre est un investissement, il ne faut s’attendre à faire de pleines économie dès l’an 1.

L’implantation d’une solution libre est tout d’abord un investissement

  1. humain
  2. technologique
  3. et monétaire

Les trois types d’investissements doivent exister et coexister. Il doit y avoir un équilibre entre ceux-ci. Durant l’implantation, une partie des sommes monétaires épargnées doit nécessairement être investie dans un accompagnement technologique et humain.

Si le but de la manœuvre est uniquement d’économiser complètement les sommes dédiés à l’achat des licences, sur une très courte échéance, la pérennité de l’implantation de la solution libre est fortement vouée à l’échec.

L’implémentation réussie d’une solution libre est un investissement gagnant c’est certain, il faut simplement éviter la recherche de l’économie instantanée.

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3 réponses

  1. Tu as tout à fait raison Éric. C’est d’ailleurs l’un des points principaux de la conférence que je donne sur les « 10 Common pitfalls on the road to open source in an organization ».

    Si la SEULE raison pour passer en logiciels libres est une question d’argent, alors le projet est presque certainement voué à l’échec.

    Par contre, il faut bien voir que c’est un facteur important. Si c’est le seul, on oublie alors tout le reste comme:
    – la formation
    – l’accompagnement
    – la gestion du changement
    – le matériel
    – etc.

    Au plaisir de se voir à l’install fest !

  2. 2
    Éric Noël 

    @Benoit Allo, cela faisait longtemps! Mon idée première était de diffuser dix billets. Je pense que nous aurions beaucoup en commun avec le sujet de ta conférence.

    Nous aurons la possibilité d’en discuter de vive voix au prochain colloque de l’APSQ, puisque j’y ai vue que tu donnais également une conférence.

    à plus!

  3. 3
    Éric Noël 

    MAJ

    Justement, nous parlions des couts, voici un article qui parle de 70 % d’économie chez les gendarmes :
    http://linuxfr.org/2009/03/14/25160.html