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• 16 novembre 2008
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Le parti libéral qui mène dans les sondages et qui brille par son absence dans les médias sociaux a les coffres bien garnis et il risque de devenir le prochain gouvernement. Finalement, c’est le problème des saucisses Hygrade (je crois que c’est ce nom) qui se pose à nous (pour les plus jeunes, la pub des saucisses disait: qu’elles étaient les meilleures parce que tout le monde en mange et tout le monde en mange parce qu’elles sont les meilleures « Plus de gens en mangent parce qu’elles sont plus fraîches et elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent »), le web 2.0 n’influence pas la politique parce que le meneur l’ignore et le meneur l’ignore parce que le web 2.0 n’a pas d’influence sur la politique.
La gravité de la situation pourrait se traduire (tout comme la loi de la gravité universelle) en mot par : les résultats aux derniers sondages, sont inversement proportionnel au carré de la distance virtuelle qui sépare les partis des électeurs.
Oui, mais Obama lui… peut-être parce qu’il incarnait un changement et que les médias sociaux n’ont amplifié que ce qui était déjà là. Et sans le « déjà là » on a beau socialiser virtuellement un maximum, ça n’a pas grand influence.

Peut-être que dans le fond nous sommes en plein désert de « déjà là » et qu’on s’époumone à vouloir amplifier le néant. Bref, je regarde tout cela et je me demande : « la politique 2.0 qu’ossa donne?».

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Catégorie: Clin d’œil | Tags : ,
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6 réponses

  1. 1
    Éric Noël 

    Je n’ai jamais pu imaginer écrire dans le même billet à propos de politique, de saucisse et de la loi de la gravitation universelle…..

  2. Je suis un croyant! Je pense qu’un jour le Web, ses usagers, va influencer la politique.

    Une démocratie participative via les communications numérique est possible et approche.

    Cependant, le commun des usagers n’est pas encore prêt. Les gens manque de connaissances sur les capacités de la toile.

    De plus la toile renferme beaucoup de méthode de distorsion du bruits.

    Patiente. Le progrès s’en vient!

  3. 3
    Éric Noël 

    @Jonanthan Je suis bien d’accord avec toi, mais je me sentais l’âme cynique pour exprimer mon désappointement….

  4. Cher Éric,
    Je crois qu’il ne faut pas désespérer, sinon de nous les « spécialistes-consultants-critiques… » qui ne sont pas encore arrivés à oublier que ce n’est qu’un outil. Que derrière le marteau, il faut donner envie à l’individu de construire avec l’outil, lui donner un plan, lui donner envie de bâtir quelque chose avec le marteau. Obama l’avait, un bien grand conseiller sur cette question. Visiblement ici personne encore n’a fait l’appel d’offre avec ce qu’il fallait pour intéresser assez. C’est à moi que je jette le blâme dans ce temps-là, et à personne d’autre, comme je le disais dans un de mes billets iintitulé Des partis politiques et du web 2.0 quee je me permets de lier ici, en espérant que cela ne t’offense pas… http://www.comeaunumerique.com/blogue/?p=81 Au plaisir!

  5. La situation politique québécoise est moribonde mais un jour ça va changer. Et elle est mortifère parce qu’au fond on n’a pas de pouvoir. Il faut se créer des lieux où on peut contre-balancer, se donner l’impression qu’on existe un peu.
    Le web s’intègre de plus en plus à la vie humaine, on est quand même en pleine ascension vers la post-modernité. Si le web va changer quoi que ce soit? Je ne sais pas. Mais un jour j’espère, comme on dit dans mon coin, que les politiques vont se faire dépasser par la base.
    Mais bon ma plus grande peur pour l’instant, c’est que le web créé le plus grand consensus mou de l’histoire de l’humanité entre les différentes idéologies.

    Oh et puis cette situation est complètement risible au fond. Quelqu’un écrit un machin par rapport au 2.0 sur la blogosphère québécoise (dont tout le monde se contrecrisse encore) et qui est, au fond, un echo modifié de ce qui se dit sur d’autres blogues et chacun jouera et interviendra sur les effets dominos inter-blogues. Et moi, je suis qu’une jeune personne parmi tant d’autre qui essait de trouver un sens quelconque à sa vie dans un parti politique underground du fin fond d’un boutte de pays et qui s’amuse à suivre les effets dominos juste pour voir ça fait quoi pis pour essayer de comprendre l’essence profonde de tout ça, sans succès. Big deal.

    Foutu Belvanie.

  6. 6
    Sylvain 

    C’est bien Hygrade le nom. Et le slogan disait (mot pour mot, je le jure : «Plus de gens en mangent parce qu’elles sont plus fraîches et elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent). Source : je travaillais déjà en épicerie à l’époque de cette annonce. Malgré mon jeune (!) âge, j’ai presque 35 ans d’années de travail d’accumulées, eh oui !… (Voir mon blogue pour mon âge ;-))

    Pour le principal sujet : tout ce que j’espère, c’est que nous ne finissions pas avec un fossé immense et irréconciliable entre 2 parties de la population : les « branchés » et les autres…

    Quand je vois ce que le plus jeune des 3 ténors politiques actuels dit d’Internet, des blogues et des pertes de temps que cela est fondamentalement (selon lui), je me désole encore plus et j’anticipe ce fossé, clivage, …