Et si nous allions tous dans la même direction, partout au Québec en même temps, pendant toute une journée? Je pense à une journée complète où les enseignants pourraient expérimenter/discuter/partager à propos des TIC.
C’est déplorable mais c’est la réalité, l’utilisateur lambda n’ira jamais à l’AQUOPS ou bien à d’autres colloques du genre. Peut-être avons-nous atteint un certain point et qu’il est temps d’inverser le processus des enseignants qui se déplace dans des colloques en amenant les colloques dans nos milieux. Dans cette journée, nous pouvons donner le goût des TIC aux gens qui ont de la difficulté à brancher une clé USB par exemple. Il faut tout simplement les prendre là où ils sont. Prêcher par l’exemple, démystifier les choses, la décompliquer, la démocratiser. Dans cette journée, les plus avancés peuvent partager leurs passions.
Nous avons tous commencés dans nos institutions par l’achat d’un canon, pourquoi avons-nous dû en acheter un deuxième puis un troisième? Parce que les gens l’utilisaient, il y avait une pression. Ce genre de journée obligerait même nos services informatiques à livrer la marchandise. Et à subir de la pression pédagogique.
J’imagine ce genre de journée où physiquement nous serions dans nos classes et que virtuellement nous serions partout au Québec!
Et à ceux qui me diront que ce genre de journée est technologiquement utopique, je leur répondrais alors à ce moment que si c’est vrai, et bien l’utilisation des TIC en classe est également utopique.
Il y a huit ans je publiais dans le Web l’annuaire scientifique franco-science.org. J’en étais le concepteur, je possédais le nom de domaine et j’en assurais l’hébergement. Le contenu était anecdotique et mes seules prises de position consistaient à consacrer un site Web, le site de la semaine. Au cours des années, j’ai carrément perdu toutes mes archives concernant ce site. Pourtant, à l’aide du module Resurrect Pages de Firefox, je peux en quelques cliques accéder à une image temporelle de ce que cette page a déjà été.
Ceci m’amène à la médiatisation de la suspension d’élève qui a eu lieu la semaine dernière (suspension qui est selon moi assez fréquente). Je ne veux pas revenir sur la suspension comme telle mais plus particulièrement sur l’article d’un journaliste qui va même jusqu’a citer le blogue de Francois (en le comparent à un forum) et de publier dans son journal des extraits du blogue en question.
Je suis solidaire avec Francois et j’admire la tournure qu’a pris sa discution avec ces élèves. Mais n’oublions pas, ce que nous écrivons maintenant, même si nous l’effaçons la semaine prochaine, sera encore accessible dans 100 ans. Écrirons-nous dorénavant sous la pression d’une rectitude politique corporative? Celle-ci nous amènera-t-elle à élimer toutes discutions civilisées avec des élèves dans des sujets aussi épineux (pour certains) que la critique (se voulant on l’espère constructive) de leurs milieux de vie (autre article ici)?
Je trouve primordial d’éduquer comme le suggère Gilles dans son espace, mais nous devons primordialement réaliser jusqu’à quel point nous nous exposons nous-mêmes.
François évoque dans ces deux derniers billets les faux sentiments de sécurité qu’offre internet en occultant les dangers inhérents à son utilisation.
Lorsqu’on installe un nouvel équipement, généralement les utilisateurs reçoivent une certaine formation quant à une utilisation fonctionnelle. Mais lorsque nous avons laissé entrer internet dans nos écoles, la formation n’est jamais venue (parceque jamais demandé?). On posait l’axiome, vous l’avez à la maison, vous savez à quoi vous en tenir. Cela a été longtemps vrai, mais on comprend plus rapidement le fonctionnement d’une sécheuse que d’internet, la sécheuse ne videra pas mon compte de banque (au pire un peu de monnaie au fond de mes poches).
La candeur avec laquelle les jeunes se livrent au Web, se retrouve presque en copier-coller dans la population adulte et aussi dans la population professorale. Je crois donc que nous avons une mission entant qu’institution d’enseignement d’agir là où les parents sont souvent impuissant.
Mais tout doit pourtant passer par la formation des maîtres. Afin que tous soit conscients des réalités omniprésentes, bonnes comme malveillantes, qu’internet représente. Toute année scolaire devrait commencer par une prise de conscience d’internet.
Personnellement je m’en remets au site Réseau Éducation-Médias, afin d’y trouver des idées d’activités.
Ce matin j’assistais à l’atelier « Une animation singulière ». Le déroulement était sous forme de laboratoire, mais lorsque j’ai vu les soixante ordinateurs sur les tables, j’avoue avoir eu une petite crainte. Crainte qui fut rapidement dissipée lorsque l’équipe chargée de nous accompagner nous fut présentée. C’était un laboratoire appuyé par l’équipe montréalaise du Recit (dans lequel semble être membre le Recit de l’enseignement privé, truc que je ne comprends pas, puisqu’il y a des institutions privées partout à travers la province…) donc près de 6 personnes prêtes à nous aider.
À l’aide de décors, de figurine, de pâte à modeler et d’appareils numériques, on nous a proposé de réaliser une animation à l’aide de moviemaker. J’ai donc pris 73 photos afin de réaliser le petit vidéo suivant (d’une duréede 13 secondes !).
Airfoce
Reste à trouver l’application linux afin de pouvoir envisager de la faire à l’école…..
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