Archives du tag ◊ pédagogie ◊

Auteur : Éric Noël
• 24 mars 2009

Le projet Colibris est une distribution de logiciels libres francophones (à saveur éducationnelle), facilitant ainsi leurs installations la maison, et à l’école. Comme ceux-ci le disent :

Nous voulons surtout offrir des logiciels indispensables et utilisés par la plupart des enseignants et des élèves. Notre cédérom étant destiné avant tout au monde scolaire, nous y avons ajouté des logiciels propres à certaines disciplines scolaires comme les mathématiques, la musique, la physique, etc. Nous mettons donc la priorité sur les logiciels les plus susceptibles d’être piratés : suite bureautique, logiciels d’édition d’images et de sons, utilitaires, etc.

Disponible sous forme de cédérom en version Mac et Windows, voici que Colibris (profitant de l’outil Remastersys) publie un Live CD (en DVD) basé sur Linux (Intrepid Ibex); Ubuntu Colibris Remix version 0.8 .

Ce Live Cd peut devenir un outil très intéressant de présentation/expérimentation basé justement sur un des avantages du Live CD: essayer sans rien changer/bousiller.

Quelques applications contenues dans le projet.

  • 7-Zip
  • Audacity
  • CDex
  • Celestia
  • Dmaths
  • FileZilla
  • Firefox
  • Freemind
  • GCompris
  • GeoGebra
  • GEONExT
  • GIMP
  • GNU Chess
  • Inkscape
  • JAlbum
  • JSudoku-FR
  • Tans
  • KompoZer
  • OpenOffice.org
  • Paint.net
  • PDFCreator
  • Scribus
  • SuperTuxKart
  • Sweet Home 3D
  • Thunderbird
  • Tux Math
  • TuxPaint
  • TuxTyping 2
  • VLC media player

Ce qui me fait penser à un autre projet de Live Cd publié il y a quelques années sous le nom de MsTUX. Le projet était l’initiative du service national du RÉCIT mathématique, Science et technologie et était basé sur une Knopix. La distribution proposait aux élèves et aux enseignants un environnement de travail informatique nomade. Il rassemblait plusieurs logiciels à caractère mathématique et scientifique.

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Auteur : Éric Noël
• 16 mars 2009

Voici ce que j’ai reçu dans le courrier du sac d’école de ma fille.

La récupération et le recyclage des TIC

Titre assez accrocheur pour un papa comme moi, j’ouvre le pamphlet et à l’intérieur je peux lire :

Saviez-vous que les TIC contiennent plusieurs matières dangereuses?
En voici quelques-unes :

Suivi d’une liste à puce ayant une tête de mort comme motif :

  • Plomp
  • Mercure
  • Cadnium
  • Béryllium
  • Antimoine
  • Arsenic
  • Chrome hexavalent
  • Ignifugeants bromés
  • Polychlorure de vinyle (PVC)

Cela me fait drôle, j’ai toujours abordé les TIC d’un angle philosophique et non physique. Je suis répondant TIC à mon école et je dois faire la promotion des TIC.

Suis-je devenu tout à coup un gros pollueur? La compétence TIC remplacée par une recherche environnementale?

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Auteur : Éric Noël
• 16 mars 2009

Gnu

J’aurais pu également nommer ce billet: « Intégrer une solution, libre hors série ». Dans ce billet de cette série, j’expliquai qu’une façon de bien intégrer un changement de système d’exploitation vers une solution libre est de passer graduellement à des applications libres.

De cette manière, la migration se fera un peu plus en douceur, car l’utilisateur conservera plusieurs repères, puisque toutes les applications suivantes s’installent ou bien dans le système Windows, ou bien dans un système GNU/Linux.

Voici donc mon top 15 des applications libres (ou gratuites):

  1. OpenOffice.org
  2. Firefox
  3. GIMP
  4. VLC Media Player
  5. Thunderbird
  6. FileZilla
  7. Pidgin
  8. 7-Zip
  9. Launchy
  10. Skype -> Ekiga
  11. DropBox
  12. Opera -> Inskscape
  13. HandBrake
  14. Audacity
  15. Amarok


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Auteur : Éric Noël
• 10 mars 2009

Il y a trois ans, mon école passait sous une solution libre. L’an dernier, probablement à cause de la fusion de l’école, par souci d’uniformité et surtout par manque de temps, nous revenions à Windows.

J’ai donc vécu, dans un très court laps de temps, le début, le milieu et la fin d’une propagation Linux.

Ce fut une période très stimulante, mais aussi frustrante. Bien que nous soyons de retour sous Windows (tous? Non, il y a un ordinateur sous Linux dans l’école….devinez lequel?) je crois qu’à brève échéance, nos écoles n’auront pas le choix de revenir sous une solution libre, afin de libérer ces sommes d’argent astronomiques et quelles puissent servir à la seul chose quel devrait desservir : la pédagogie.

J’entreprends donc une minisérie (ici et là) de billets sur ce que j’éviterai de (ou que je devrai) faire, si on me demandai de propager une solution libre dans l’école.

3. L’implantation d’une solution libre est un investissement, il ne faut s’attendre à faire de pleines économie dès l’an 1.

L’implantation d’une solution libre est tout d’abord un investissement

  1. humain
  2. technologique
  3. et monétaire

Les trois types d’investissements doivent exister et coexister. Il doit y avoir un équilibre entre ceux-ci. Durant l’implantation, une partie des sommes monétaires épargnées doit nécessairement être investie dans un accompagnement technologique et humain.

Si le but de la manœuvre est uniquement d’économiser complètement les sommes dédiés à l’achat des licences, sur une très courte échéance, la pérennité de l’implantation de la solution libre est fortement vouée à l’échec.

L’implémentation réussie d’une solution libre est un investissement gagnant c’est certain, il faut simplement éviter la recherche de l’économie instantanée.

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Auteur : Éric Noël
• 8 mars 2009

tikilogoJe voulais profiter de la semaine de relâche pour retravailler le wiki du ProfNoel. Cet espace collaboratif que j’avais installé/expérimenté en 2005 (ici, ici et ), était depuis mon outil pédagogique priviliévié en regard à la compétence transversale TIC. J’avais installé à l’époque la version du MST de Wikini, que j’avais modifié un peu au cours des ans, sans vraiment faire de mise à jour. Mais depuis le début de l’année scolaire, je n’y ai presque pas touché, puisqu’il n’était plus accessible à partir d’internet (uniquement disponible à l’intérieur des murs de mon école). Il est certain qu’être en intranet comporte quelques avantages, mais ceux-ci sont rapidement occultés par les désavantages.

J’ai donc décidé de me réapproprier l’outil, et de le rendre accessible, comme à ses débuts, à partir d’internet. Qui dit déménagement d’une plateforme vieille de 5 ans, dit aussi mise à jour au passage, et avec tout les modifications apportées (dont je n’ai bien sûr pas toujours gardé une trace) et bien dans mon cas précis, cela reviens à repartir de zéro.

Alors puisqu’un lustre c’est long en informatique, pour quoi ne pas réévaluer au passage.

Voici une liste non exhaustive et en désordre de ce que j’apprécie du wiki dans mon contexte scolaire:

  1. Permets à l’élève de publier du contenu, sans connaissances techniques élaborées.
  2. Permets le travail collaboratif sur un texte
  3. Faciliter d’imprégner aux élèves la wiki attitude.
  4. La facilité de publier/modifier un texte (magie du double clique).
  5. Permets à l’enseignant d’observer la genèse d’un texte, d’une idée.
  6. Facilité de l’enseignant à intervenir dans une discussion en y ajoutant de nouvelles pistes.
  7. Le wiki permet de lier rapidement des pages (donc du contenu), afin de mettre en commun le travail de tous.
  8. Permets le travail évolutif.
  9. Donne le droit à l’erreur.
  10. Permet de garder une trace individuelle/collective du cheminement de l’élève.

Une des choses qui était difficile était l’intervention privée, je devais y aller avec le courriel fourni lors de l’inscription, et souvent les courriels fournis ne sont pas toujours en service assidu. Une autre chose qui aurait pu être intéressante (réglant du même coupe le problème de communication mentionné) aurait été un ajout de réseautage social.

Une des possibilités (j’y ai pensé pendant une fraction de seconde) aurait pu être Facebook, puisque la plupart de mes élèves y sont déjà membre, mais à la lecture d’ici, ici, et ont confirmé ce que je craignais. J’ai pensé également à Ning afin d’être le maitre d’oeuvre, j’ai installé et expérimenté BuddyPress, histoire d’être indépendant, mais c’est solution était toujours un à côté

Présentement, j’expérimente TikiWiki, qui pour le moment, répond à toutes mes attentes. Sous l’aspect d’une usine à gaz (un dossier d’installation de 50 Mo quand mémère), c’est un wiki extrêmement versatile, modifiable et configurable sans trop avoir besoin de mettre les mains dans le code source, facilitant par le fait même, les mises à jour futures.

Bientôt le tikiwiki du ProfNoel ?

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Auteur : Éric Noël
• 6 mars 2009

Article intéressant ce matin chez polluxe avec son billet : « les filles écartées des sciences?» (via le mathoscope).

Ce qu’on y raconte, c’est que le ministère de l’Éducation nationale (France) aurait identifié, étude à l’appui, la cause de la faible proportion des femmes dans les domaines scientifiques.
Hé bien une des causes, serait l’attitude des enseignants de math et de physique.

Il semblerait que les stéréotypes ancrés dans leur cerveau influent sur leurs pratiques d’orientation.

Je me demande si ici aussi nous avons cet effet. Je sais que depuis des années, énormément d’efforts ont été faits (et il y a encore du chemin à faire) afin d’intéresser les jeunes filles aux carrières scientifiques. Et ça fonctionne. Il faut dire que le département de math-science de mon école est majoritairement féminin.

Suis-je dans un microcosme? Je l’ignore. Mais je me demande s’il n’y aurait pas une dichotomie, ou préférablement un décalage, entre ici et là bas. Je ne veux pas me lancer dans une comparaison des systèmes, je voulais juste dure que je ne croyais simplement pas à cette théorie.

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Auteur : Éric Noël
• 31 octobre 2008
OpenOffice.org School Mascot

Mascotte scolaire OpenOffice.org

Il y a trois ans, mon école passait sous une solution libre. L’an dernier, probablement à cause de la fusion de l’école, par souci d’uniformité et surtout par manque de temps, nous revenions à Windows.

J’ai donc vécu, dans un très court laps de temps, le début, le milieu et la fin d’une propagation ~Linux~.

Ce fut une période très stimulante, mais aussi frustrante. Bien que nous soyons de retour sous Windows (tous? Non, il y a un ordinateur sous Linux dans l’école….devinez lequel?) je crois qu’à brève échéance, nos écoles n’auront pas le choix de revenir sous une solution libre, afin de libérer ces sommes d’argent astronomiques et quelles puissent servir à la seul chose quel devrait desservir : la pédagogie.

J’ai entrepris une minisérie de billets sur ce que j’éviterai de (ou que je devrai) faire, si on me demandai de propager une solution libre dans l’école.

2. Avoir à l’idée que peu importe la solution déployée, l’homogénéité des applications doit primer, et ce bien avant le déploiement de la solution.

Pour plusieurs raisons qu’il n’est pas nécessaire d’énumérer ici, une école peut envisager le passage à la solution libre de deux façons :

  • Le parc hybride, Windows et Linux par exemple (par choix, ou bien parce que le déploiement de la solution libre se fait en plusieurs étapes).
  • Un parc dédié à Linux.

Peu importe le choix ou l’étape choisie, l’homogénéité des applications doit primer. Dans un univers scolaire où l’échange et la coconstruction deviennent la norme, il ne faut pas sombrer dans des difficultés de compatibilités. La plupart des outils libres de Linux sont également disponibles pour Windows (alors que le contraire n’est pas tout a fait vrai). Il devient donc optimal de préférer ces applications.

Donc, afin d’adoucir le transfert technologique, dès l’année qui précède le déploiement, il faut privilégier ces applications (OpenOffice, Firefox, etc.). De cette façon, l’utilisateur lambda conservera ses repères lors du déploiement.

Le changement d’une culture technologique ne s’improvise pas, ça se prépare.

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Auteur : Éric Noël
• 26 octobre 2008

Il y a trois ans, mon école passait sous une solution libre. L’an dernier, probablement à cause de la fusion de l’école, par souci d’uniformité et surtout par manque de temps, nous revenions à Windows.

J’ai donc vécu, dans un très court laps de temps, le début, le milieu et la fin d’une propagation Linux.

Ce fut une période très stimulante, mais aussi frustrante. Bien que nous soyons de retour sous Windows (tous? Non, il y a un ordinateur sous Linux dans l’école….devinez lequel?) je crois qu’à brève échéance, nos écoles n’auront pas le choix de revenir sous une solution libre, afin de libérer ces sommes d’argent astronomiques et quelles puissent servir à la seul chose quel devrait desservir : la pédagogie.

J’entreprends donc une minisérie de billets sur ce que j’éviterai de (ou que je devrai) faire, si on me demandai de propager une solution libre dans l’école.

  1. Avoir à l’idée que bien que nous ayons un plein contrôle sur la technologie que nous déployons, nous devons avoir une très forte influence sur celle que nous ne contrôlons pas.

En effet, un des écueils de ce type que nous avons eu la dernières fois n’a pas été au niveau de Linux lui même, mais au niveau d’OpenOffice. Oui il y avait OpenOffice à l’école, mais à la maison il ne l’avait pas.

Avec OOo on parle de compatibilité de 99%. On en a cassé du sucre sur le 1%. Il est certain que la mise en page d’un document texte, ou la présentation des diapositives d’une présentation peuvent être dérangées, si nous n’utilisons pas les mêmes outils à l’école et à la maison (et comme la norme est d’être à la dernière minute…).

Il ne faut pas se contenter de mentionner que c’est téléchargeable quelque part dans internet. Pour la prochaine fois, il faudra remettre, à tous les élèves, un cd avec la même OpenOoofice (même version que celle déployée à la maison) accompagné d’instructions d’installation claires.

Il faut influencer, à notre avantage, la technologie que nous ne contrôlons pas.

Éric Noël

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Auteur : Éric Noël
• 17 avril 2007

Nous nous sommes attardés dernièrement sur un problème criant en éducation : les enseignants qui utilisent l’ordinateur comme outil d’apprentissage.

Voulant éviter que ce fléau se répande partout au Québec, nous vous proposons quelques moyens à utiliser afin d’éviter une catastrophe prévisible. Voici donc comment, en 10 points, freiner, voire même stopper toutes initiatives de l’enseignant dans l’appropriation des TIC. Bien que seulement quelques points puissent suffire à le démotiver dans son appropriation, le gage de succès (dans le retour à un enseignement plus normal) est atteint lorsqu’un maximum de moyens est utilisés.

  1. Ne pas mettre à la disponibilité de l’enseignant un ordinateur, afin que celui-ci le prenne en main.
  2. Instaurer des politiques qui empêchent l’enseignant d’installer de nouvelles applications dans le but d’expérimenter de nouvelles avenues.
  3. Dépouiller les ordinateurs afin que ceux-ci ne puissent plus utiliser de clés USB, de Cd-rom ou du multimédia.
  4. Instaurer la dictature du service informatique en y assujettissant la pédagogie.
  5. Sortir les techniciens de l’école afin de résoudre les problèmes techniques à distance.
  6. Avoir juste assez de budgets afin de former les formateurs, mais pas les enseignants.
  7. N’utiliser qu’une suite bureautique comme application des TIC.
  8. Le web est dangereux, il faut instaurer des filtres de plus en plus puissants en ne misant pas sur l’éducation.
  9. Limiter l’enseignant dans son utilisation des TIC sous prétexte de l’uniformisation de l’enseignement d’une matière.
  10. Imposer à l’enseignant LA/UNE façon de faire.

J’ai écrit ce billet en misant sur l’ironie. Disons que mes oreilles (grandes ouvertes) ont entendu bien des commentaires à ce sujet au dernier colloque de l’AQUOPS. Ceux-ci m’ont permis d’étoffer ce billet.

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Auteur : Éric Noël
• 8 avril 2007

Il y a huit ans je publiais dans le Web l’annuaire scientifique franco-science.org. J’en étais le concepteur, je possédais le nom de domaine et j’en assurais l’hébergement. Le contenu était anecdotique et mes seules prises de position consistaient à consacrer un site Web, le site de la semaine. Au cours des années, j’ai carrément perdu toutes mes archives concernant ce site. Pourtant, à l’aide du module Resurrect Pages de Firefox, je peux en quelques cliques accéder à une image temporelle de ce que cette page a déjà été.

Ceci m’amène à la médiatisation de la suspension d’élève qui a eu lieu la semaine dernière (suspension qui est selon moi assez fréquente). Je ne veux pas revenir sur la suspension comme telle mais plus particulièrement sur l’article d’un journaliste qui va même jusqu’a citer le blogue de Francois (en le comparent à un forum) et de publier dans son journal des extraits du blogue en question.

Je suis solidaire avec Francois et j’admire la tournure qu’a pris sa discution avec ces élèves. Mais n’oublions pas, ce que nous écrivons maintenant, même si nous l’effaçons la semaine prochaine, sera encore accessible dans 100 ans. Écrirons-nous dorénavant sous la pression d’une rectitude politique corporative? Celle-ci nous amènera-t-elle à élimer toutes discutions civilisées avec des élèves dans des sujets aussi épineux (pour certains) que la critique (se voulant on l’espère constructive) de leurs milieux de vie (autre article ici)?

Je trouve primordial d’éduquer comme le suggère Gilles dans son espace, mais nous devons primordialement réaliser jusqu’à quel point nous nous exposons nous-mêmes.

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