Signe que les temps changent, bien que nous ne sommes pas en période électorale, il y a de plus en plus d’hommes et de femme politiques dans la sphère du microblogue québécoise. Bien que je salue l’initiative de ces politiques, je me permets d’émettre mon humble avis, quant à l’utilisation par ceux-ci d’outils web 2.0, comme Twitter.
Voici donc les 5 pièges à éviter pour les politiques intéressés par le microblogue.
Pourquoi le microblogue? Il peut-être intéressant de se poser la question avant d’entreprendre l’aventure Twitter comme politique. Nous pourrions retourner la question, et nous demander comment gazouiller efficacement. Parce que, soyons honnêtes, écrire 140 caractères 1 fois par jours, on peut tous le faire.
Rappelons que le microblogue est un outil parfait pour diffuser, pour échanger de façons différentes, pour interroger, pour questionner, pour obtenir de la rétroaction et même pour couvrir des évennements. Le succès réside dans un savant mélange de toutes ces opportunités. En choisir une seule, c’est de passer à côté de l’aventure. L’exemple que l’on voit trop souvent, c’est ce que j’appelle les monologues. On diffuse y de l’information et c’est tout. Le parallèle que l’on pourrait dresser serait le suivant : vous recevez un appel téléphonique, et c’est un message enregistré de votre député vous expliquant comment votre avis est important, et qu’après le message, on raccroche. Celui-ci pourrait-il se vanter, puisqu’il aurait utilisé le téléphone, d’avoir « échangé » avec ses électeurs? Ce qui m’amène au premier piège du microblogue politique :
Premier Piège : Utiliser le microblogue pour uniquement diffuser de l’information, sans aucune forme de rétroaction.
Les gens aiment être entendus, le politique doit donner une image d’ouverture et démocratique. N’est-il pas un représentant du peuple? N’est-il pas là pour l’écouter? Un des vecteurs du cynisme envers la politique est justement l’image du politique qui ne sort de sa tanière qu’une fois au quatre ans afin d’échanger avec les citoyens. Il faut nécessairement contrer cette perception, et pour cela, abonnez-vous également aux gazouillis de tous ceux qui sont abonnés aux vôtres. Vous signifierez ainsi alors aux gens que ce qui compte pour eux vous préoccupe également. Il faut briser la perception de « clique », le deuxième piège :
Deuxième piège : Faire de l’élitisme, en ne s’abonnant qu’aux gazouilles que de quelques personnes qui sont, en apparence, triées sur le volet (comme les « influenceurs »).
Lorsque vous gazouillez, ne répondez pas à la question : « What are you doing? », mais répondez d’abord à la question : « Ce qui retient mon attention présentement ». Soyez authentique et soyez constructif. Évitez les « Ghots Twitter », c’est-à-dire des gens qui gazouillent en votre nom de façon anonyme. Voici e troisième piège :
Troisième piège: Faire appel à un « Ghost Twitter » anonyme.
Le microblogue c’est du web 2.0, on s’attend à du bidirectionnel. Il serait illusoire de prétendre répondre à tous vos messages « @ ». Mais il est important de répondre à plusieurs, afin d’entretenir l’esprit du web 2.0. Poser des questions aussi. Bien que muni d’un excellent moteur de recherche (pratique si vous désirez savoir si l’on parle de vous), c’est souvent l’instantanéité qui prime. Évitez donc les longs dialogues, utilisez les messages directs si une discussion se prolonge avec un seul interlocuteur. Il faut faire confiance aux gens. Si certains par contre ne comprennent pas, vous aurez la possibilité de les bloquer.
Quatrième piège : Les longs dialogues, on ne sait pas quand ils commencent, ni quand ils finiront.
Microbloguer nécessite un minimum d’investissement, mais il faut prendre le temps de bien lancer votre adhésion. Lors de celle-ci, et pour quelques jours, soyez un peu plus présent, ne seraient-ce que pour répondre à vos messages de bienvenue. Qu’ils soient ciblés ou bien généraux, ceux-ci renforcent l’impression que vous êtes au bon endroit et pour les bonnes raisons. Comme mentionné plus haut, en répondant à la question : « Ce qui retient mon attention pour le moment » on évitera la surabondance de gazouillis. Il faut toujours avoir en tête qu’un gazouillis peut entrainer de très intéressantes réactions. Il faut donc miser la qualité plutôt que la quantité. Un gazouillis qui vous fournit une bonne rétroaction vous sera bien plus profitable, qu’un flot ininterrompu, et chaotique.
Le cinquième piège : Miser la quantité, afin de démontrer une présence forte, sans se donner le temps de le faire.
Voilà!
Bon microbloging!


J’avais émis des réserves dans mon dernier 

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